Poème homo-trash homo-fréquencé.

Synopsis : Ode à l'homosexualité, à ses folies ventrières.



Je te pinerai la bouche

Je te pinerai la lune

Je te pinerai la lune puis la bouche

Puis de la bouche à la lune

De la lune à la bouche

Je te pinerai

 

Ne vaut-il pas vaut mieux piner que peiner

Et rapiner pour piner

Que peiner à piner

 

Car ta pine est

Mieux que tapiner

Et préfère à toute tape innée

Qu'en ton cul je puisse entrer

Tapis, né

Comme une gousse masculine qui s'ouvre en toi et s'y répand

 

Et si de sa raie pend

Ce pendule de damnée

Consternant mentule de taré

Au ciré jaune et rose, et insolent

A l'origine de ses propres pluies...

 

Je les branlais pour leurs orages

Ces foutres incertains

Jusqu'à ce que l'arbre puisse s’effondrer sur des sols jonchés de nous

Maudis et horribles

Le détachement était consanguin et rapide

Des ronceraies noires sur crimes

Mille ans après ils riaient encore

de leurs prurits, sine materia

Les queues ça se gratte, ça se branle comme des culs sournois et mauvais

 

Vous savez au moins ce que c'est que de glisser votre main dans le slip d'un homme

Toutes ces fougères

Vous désincarnez le rêve

Vous le modifiez

Le réel devient l'outrage de ces secondes où vous sentez sous vos doigts une queue vivante

Un zob humide

Cerbère découvert dans son sommeil

Surprit de vous se caressant de lui

 

Baiser entre hommes c'est

L'enfer rêvant de paradis

Même lui veut fuir

Le salpêtre qu'on va s'employer à désordonner

 

Tout cela pue, pète, grince, s'ouvre et se ferme

Sur des ruines terrorisés

et à peine cela a-t-il éjaculer que ça se met à pisser

...ça pisse, mais ça pisse vous dis-je

Vous m'entendez ça pisse

Ça sort d'un autre

D'urètres déjà rouges

Sans que vous ne puissiez rien faire sinon que boire

Sinon que d'avaler

De vous infecter de l'autre

Et quand il a fini ses naufrages

A jeter par-dessus bord les marins noyés par son plaisir

vous baisez ses aisselles pour survivre

Vous pleurez de ces joies morbides

De ses culs funestes

 

Voilà ce qu'il reste à l'orgasme

De fécondes humidités

 

 

Par le poète homo-fréquencé Alain Cabello Mosnier
mercredi 30 août 2017
Paris