Baptisé à l'eau de ses crachats, sous sa lune et d'autres astres plus petits encore, pour croire, ne serait-ce qu'un instant que se confondre l'un dans l'autre n'est rien de plus qu'une noyade spéculaire et factieuse dans laquelle tout un monde s'efface.

Ouvrez vos mains légères, défaites vos renfrognements, vos argentiques, vos haies vintages de graveurs illustres, de Wilhelm von Gloeden, rendez possible ce qui s'en va ne serait-ce que pour que quelque chose resta de vous.

Ailleurs ne saurait contenir aujourd'hui, ce nu
ce ventre
cette colline là-bas si vieille, les chemins des muletiers
des hommes qu'on renverse haletants et marcassins
qui s'ignorent au-delà de l’expérience
au-delà de la révolte
sous les colères de ce petit berger devenu cette laideur outrancière
ce méprit de celui qui te rejoint, regarde ta chute et ne fait rien pour te retenir malgré que tes mains soient dans les siennes.
Il veut te rompre
Et toi ne rien sauver de ces fagots d'hommes qui aspiraient le ciel dans leurs yeux
La chance venait avec le soleil et les matins oubliaient qu'il put exister des lits vides
Pour l'instant la peur n'était que passagère parce qu'on les retrouvait riant dans la cuisine, attablé dans l'épaisseur d'un petit déjeuner qui remplissait leur torses d'un venin d’acacia.
Mais un jour, ces étés se feront sans eux
Plus nulle part n'existant

Alors, la main que tu portes à ma joue n'est qu'un coucher qui s'éteint

Même en fermant les yeux je vois vos aisselles ourdries, vos génies végétaux, nos fascines lourdes, le retour des morts, la cadence du temps qui tourne autour des gnomons noirs de nous malgré le blond de nos cuirs
Sabliers ou sveltesse masculine ? Dune ou charniers ? Beauté ou oubli ?


Il y a quelqu'un ?
Répondez
Qui va là ?
Qui pour y rester ?
Nos souvenirs ont les pieds dans le sable, ils restent, quelques temps encore après que nous soyons parti avec la falaise. Dans de menus objets
Le temps passe mais le vent fera le reste
Il n'y a que nous pour nous confondre avec les oiseaux
Nous les hommes à la peau couverte de baisés
Le souffle court et la vie brève
A la sodomie intense se mélange
Comme des battements de cœurs portés à d'autres
Battu au sol, violée candeur
Heureusement qu'il existe des automne pour me retenir de mes hivers
Parce que vous savoir loin de moi fait de vous un mort par principe

Une poupée contiguë à laquelle ma bite a crevé l'oeil et toujours ce petit sourire figé sur les lèvres de là-vôtre

J'ai aimé votre bateau clair

 

acm

jeudi 18 janvier 2018