Sonnet (je baise avec un vieillard)
Synopsis : le jeune Pantarkès a pour amant un vieillard et visiblement, plus que de s'en accommoder, il adore ça. Deux mille ans plus tard je lis ce poème et je me reconnais complètement dans ce frère antique puisque mon petit copain, dans ce poème est aussi un vieil homme et comme lui, je prends mon pied.
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Belisarius (detail). gravé par A. Desnoyers, c.1806, d'après le tableau de François Gérard 1797).
Oh oui je fus sonné par l'allant de mon homme
magistrat en vu et évergète de Rome
Mon nom est Pantarkès (1) si beau (2) pour Phidias
lutteur de Bénarès, frère de Gordias
Suis si jeune et lui, vieux, mais nous aimons l'amour
pervers et vicieux, nos corps crus sont faits pour
Je m’assieds sur son plug velouté de poils blancs
c'est l'effet polar-bug (3) de mon plus vieil amant
Son cloître des désirs n'est pas clos en hiver
prêt à sortir son cep de vigne encore vert
Je lui dis « baise-moi, viens jouer dans mon lit
Donne ton cul carieux, et les siouf des ghourds (ce prononce gourde)
de tes scrotums cireux sous ta queue pleine et lourde
puis je mourais en toi, échevelé, groggy »
______
Poua poua poua !!!
Mais quel alexandrin, t'écoutes l'ancien
il exhaure un vieillard de ses jus dégueulasses
Ce jeune Pantarkès et moi ne faisons qu'un
nous qui aimons vos trous noircis et marronnasses
De tout temps obsédé par le fret de nos slips,
en train de peloter nos ruches ouvrières,
les adorables quais qui ouvrent sous nos zip
d'immondes bordilles à la terre bolaire
Aie moins d'égard pour moi nu que pour une pute
Viole-moi, dans et par le viol lui-même
Faisons de nos deux corps le pire des arts bruts
qui forniquent toujours et qui jamais ne s'aiment
Encercle mon âme et aspire ma salive
déjà toute mêlée de sueur et d'aveux
pourrit ce que tu veux et que la mort arrive
Sois cruel de partout, bestial et nerveux
Je ne veux pas d'une peau chryséléphantine
faite d'ivoire, mais de merde et de sévices
arrosée de sperme, de crachats et d'urines
que jamais par Orphée ne connue Eurydice
Oh, mais par pitié sors encore un peu ta bite
écarte tes fesses, montre-moi tes aisselles
il n'est aucune nuit qui ne s'enfuit trop vite
lorsque je suis blotti dans tes odeurs rebelles
Quand je serai out, sois le loup qui dévore,
en dedans de mon flanc, la gueule disparue,
mes entrailles rouges ruisselantes encore,
disant d'un grognement « lui, je l'aurais bien eu »
(1) Pantarkès remporta en av. J.-C.l'épreuve de lutte garçons aux Jeux olympiques.
(2) (Pantarkès est beau) c'est ce qui est écrit sous le doigt de la Statue chryséléphantine de Zeus à Olympie.
(3) C'est le nom donné à ceux qui, ayant découvert la beauté des pôles, peinent à les quitter
Par Alain Cabello-Mosnier
jeudi 10 juillet 2025