Assis
Assis sur un muret au soleil
Je regardais landes et corneilles
l'été chaud qui grignotait mes jours
et les rayons jaunes des labours
Des garçons vaillants au torse nu
Quand sa voix raisonna Que fais-tu ?
Oh rien en fait, rien qui ne se dise
Et toi dont peau se plaît à la brise
Je ne sais pas, glaner quelques pommes
Celles dans tes mains, au cou des hommes
Les fruits de leurs protestations
Ceux qu'à leurs lèvres ils prétendront
Avant que juteuses ne se fendent
Et que mes baisers ils réprimandent
Courant trop défaits et par trop vifs
Nos langues pointues comme des ifs
Soumise à la coupe topiaire
Avec art mais surtout sans manière
Des tailles en formes de mentons
Des ronceraies et de noirs gazons
▌mardi 24 mars 2019
Paris Écrit et lu par le poète homo-fréquencé Alain Cabello-Mosnier