Poésie homosexuelle

samedi 10 février 2018

Each man kills the thing he loves 1982 Querelle

Vous souvenez-vous de cette chanson Each man kills the thing he loves (chaque homme tue la chose qu'il aime) ? Et comment la dissocier de la voix de Jeanne Moreau et nous en débarrasser si tant est que nous le voulions ? Comment enlever la voix de cette femme du film Querelle tourné par Fassbinder ?

Comment se fait-il qu’un texte puisse atteindre comme ici son point de coalescence, de fusion historique voix/film, Moreau/Fassbinder Genet/Querelle ? Qu’est-ce qui se passe dans les atomes de l’interdit humain, dans les gaz toxiques du tabou pour que de la matière émerge cet agrégat mythique où tout s’aligne, où tout devient translucide ? Le film sort en 1982 l’année même de la mort de Rainer Werner Fassbinder à l’âge de 37 ans. La place de Jean Genet dans l’histoire de l’homosexualité et sa représentation dans la sphère sociale est gigantesque et c’est de ce roman Querelle de Brest que ce film advient comme un hommage nécessaire et juste. La conjonction d’étoiles, de talent, est là avec Jeanne Moreau pour chanter

Each man kills the thing he loves
by each let this be heard
some do it with a bitter look
some with a flattering word
the coward does it with a kiss
the brave man with a sword !
Some kill their love when they are young
and some when they are old
some strangle with the hands of lust
some with the hands of gold
the kindest use a knife
because the dead so soon grow cold.
Some love too little, some too long
some sell, and others buy
some do the deed with many tears
and some without a sigh:
for each man kills the thing he loves,
Each man does not die.

 

L’interview aussi est intéressante par la façon dont elle l’amène, dont elle parle de bisexualité en l’associa étrangement à de l’anatomie comme si le décalage de ce film surréaliste se poursuivait entre décalage et archives INA et l’éminence d’une justesse de termes, une élégance de femme.

Jeanne Moreau "Querelle" de Fassbinder | Archive INA

samedi 10 février 2018

Posté par PoesiesQueer à 18:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]


vendredi 2 février 2018

Droit du sol ontologico-poétique

Je pense que tout ce qui a une lune devrait pouvoir venir sur le territoire français ne serait-ce que parce qu'aucun trou ci-gisant à l'anus se mérite à soi-même et que seul l'autre peu vous le faire advenir.
Le trou-du-cul est une échappatoire de la préservation. Pourrir en oignon
"S'être" involutivement, se résoudre par l'en-dedans, par l'en-dessous de sa désastreuse congère faite de limites inconnues
 
Le droit du sol
Le droit du sang
Qui peu même oser poser pareille question à quelle qu'espèce que ce soit ?
Marcher là où tu marches nécessitant une autorisation, le sang que tu contiens, une acceptation de groupe
 
Ontologico-poétiquement ces deux termes s'annulent
Je suis favorable à une coexistence pacifique des cloaques.
ACM
vendredi 2 février 2018

Posté par PoesiesQueer à 09:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]

vendredi 26 janvier 2018

Le lai d'Aristote

Ce n'est pas parce que le lait d'Aristote
était d'Aristote
que le "lai d'Aristote"
était d'Aristote !
Et que si Phyllis est Phyllis
Que syphilis ait Phyllis
acm
vendredi 26 janvier 2018

Posté par PoesiesQueer à 15:44 - Commentaires [0] - Permalien [#]

jeudi 25 janvier 2018

Le paradoxe d'Esculape

Ou l'observation contestable mais pas moins possible des arts de la médecine...
Je n'ai jamais compris les hétéros qui se foutent sur la gueule par devant sans jamais avoir mal, et hurlent dans l'instant lorsqu'on les fout par derrière !
 
Tu vois mec, de la même manière que je fais pression sur ta lèvre fendue avec mes doigts, je fais pression sur ta raie fendue avec ma bite, ce n'est pas de l'homosexualité, c'est juste de la médecine...
C'est une cautérisation phallique.
On dit que la salive de chien désinfecte mais tu n'imagines pas ce que peut faire la jute d'un mec...
Qu'est-ce que tu crois que désignait le Bâton d'Esculape ?
  1. Le bâton d'Esculape est un phallus originel raide et térébrant autour duquel s'enroule le serpent de la salacité masculine qui devient du même coup ici un emblème de fellation et de communs rapprochements. Du médecin à la pute, le soin vient par la bite.

    Baton-Esculape

  2. Le serpent est aussi une marque des masculinités, son corps long, sa tête de cynorrhodon vermeille est son gland, son venin est sa semence dont la coupe d'Hygie symbolise ci-dessous son patère-anus qui s'ouvre et accepte les fluides de toutes médecines anciennes et à venir ô sigle des pharmaciens, de l'éternelle pharmacie soyeuse à l'osculum infâme et au mortel anulingus.

    coupe_hygie



  3. Mais, lorsque le bâton priapique d'Esculape se voit assaillit par deux serpents speculum veneris, par Elaphe Longissima, la couleuvre, vous savez ?, de celles qu'on avale comme des chapeaux, à contre coeur mais tout contre son coeur, alors naissent le stupre et la luxure de deux hommes autour du sexe d'un troisième celui précisément d'Esculape, immondes êtres aptères chthonien qui rodent ventres à terre, les scutums en mentonnières.

Baguette-Hermes

 Le soleil et la lune et l'anneau et la terre d'excrémentielles félicités autour de l'axe, du Grand Oeuvre.

Pierre-Philosophale

Posté par PoesiesQueer à 12:52 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Humour homosexuel de la grande guerre

C'est un poilus de la guerre de 14/18 qui s'amusait goguenard d'un infirmier un peu trop beau et en santé qui venait chaque matin refaire les pansement des soldats pour lesquels il était plus prompte à bander qu'à débander et que les pauvres blessés déjà incapables de se lever à son arrivée ne pouvaient plus s'assoir à son départ... !

On dit même que pour les plus récalcitrants à ses orthopédies, certains n'étaient pas près de remarcher un jour, et pour d'autres qu'ils ne se tenaient debout que s'il l'avaient continuellement dans le dos.

Les plus narquois disaient qu'il valait parfois mieux se faire pilonner dans les tranchées qu'à l'infirmerie, tant ses instruments ont terrorisé plus d'un gamins.

 

Posté par PoesiesQueer à 09:16 - Commentaires [0] - Permalien [#]


mercredi 24 janvier 2018

Vous êtes près de 400 à suivre Humour-gay & aphorismes

Vous êtes près de 400 à suivre cette page Humour-gay & aphorismes et quand je pense au nombre de couilles que ça représente, ça fait frissonner...
Humour-gay & aphorismes

Humour-gay & aphorismes. 367 likes. Auto-dérision gay. Qui mieux qu'un pédé peut se moquer des autres gays surtout quand ils sont hétéros ? Alain Cabello Masseur.

https://www.facebook.com

En tout cas merci aux FILLES, merci aux MECS, aux fendus du dos, à l'outrancière aisselle de vos aveux moutonneux, merci aux nus, à l'ombre qu'ils font lorsqu'ils deviennent eux-même la loi de mes envies mais si navré que je suis de ne pouvoir être le projet de vos rires sous vos ombelles de peau.

Posté par PoesiesQueer à 16:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]

lundi 22 janvier 2018

Ne pas croire en l'absence de la poésie

En cours d'écriture.

A force d'échanger nos baisés je ne savais plus lesquels étaient les siens des miens, les miens des siens mais une chose est sûr, c’est que nus nous étions différents et habillés, des inconnus qui se frôlèrent sans même un regard.

_ Encore un connard sûrement ! Et chacun de nous poursuivait sa route sur cette longue route américaine aux lèvres closes faite de canyons roses et silencieux. Pas besoin de parler aux cons, il suffit de les baiser.

L'oubli sert à ça, rendre le regret caduc et le sourire, rendre la mémoire à un souvenir toujours présent. Même ton oreiller prend subitement une forme adorable juste parce que ça tête y a dormi.

______

Ma feuille blanche est le papier toilette de mes écris tout enroulés autour comme un manuscrit, et je peux vous garantir qu'elle n'est pas restée blanche bien longtemps tant je me serai torcher l'esprit avec.

J'aime croire en l'inefficacité des sens mais pas en l'absence de poésie. Jamais elle ne pourra s'étourdir loin de moi comme d'un fonctionnaire piteux ou rebelle. L'essentiel, c'est qu'elle garde son fichu caractère.

Si écrire était si simple nous serions tous écrivain et les maisons d'édition seraient des bordels et les éditeurs, des souteneurs, des proxénètes de l'écrit calibrés pour que l'auteur vive avec le moins possible histoire que survive l’idée qu’il reste un torturé et c’est vrai que rien n’est plus beau qu’un homme qui souffre, qu’un homme que vous pouvez sortir de la misère en vous l’enfonçant entre vos cuisse pour qu’il vous suce. L'écrivain est le dernier des esclaves moderne.
Dites-vous bien qu'au-dessus de chaque plan de coton dans une plantation vous avez les deux seins noirs de ces rammasseurs nus sous leurs short.

Tout écrivain nu dispose, nicher dans son bas-ventre ce petit feu de bois fait d'un rondin et de broussailles méchantes et carnacières. Il attend d'être allumé à l'hiver du désir où les nuit sont froides lorsque l'on n'est pas aimé.

Posté par PoesiesQueer à 16:55 - Commentaires [0] - Permalien [#]

dimanche 21 janvier 2018

Réveil

Synopsis : texte homo-historique fait d'une superposition d'images anciennes et actuelles entre lit nuptial et lit de mort, sommeil et guerre, vie et combat.

"Réveil" par acm

* * * * * * L'avez-vous vu ?
* * * * * * Dites, l'avez-vous vu la beauté infinie d'un homme qui se réveil ?
* * * * * * Ce visage inerte, ces yeux à baiser ?
* * * * * * Et sa chaleur, l'avez-vous senti sa chaleur ? Il ramène avec lui la paix de son sommeil
* * * * * * Ah l'enfant !
* * * * * * Laisses-moi gommer tes moutons
* * * * * * Respirer à ton nez de petite farine
* * * * * * A tes épaules de grand moulins
* * * * * * Ton matin est le tombeau de mes doutes, te voir là, chaud et nu, la peau toute éteinte par des doubles rideaux qui tombent épais comme des dessus de lit montés si semblables à de vieux soldats.
* * * * * * Tu bouges, je te sais blessé dans ces tranchées de cotons
* * * * * * * * * * * * des fleurs grises sur les taies, et ce taillis entre tes cuisses, maudit traversin
* * * * * * couvert par un drap blanc blanc comme une infirmière pendant la grande guerre
* * * * * * Et moi qui t'aime ici Impuissant à ton réveil si près et si loin que je t'entend gémir dormeur et mourant,
* * * * * * Jusqu'à ce que je n'entende plus rien
* * * * * * Mes larmes coulait sur ma joue
* * * * * * Mon amant était mort
* * * * * * momentanément endormi
* * * * * * J'allais alors dans la cuisine m'habiller de noir café et tresser pour toi des couronnes de beurre, les mains ensanglantées de ces cœurs trop sucrés d'érythrocarpes.
* * * * * * Je suis la veuve d'un matin
* * * * * * Puis tu es apparu guéri dans l’encadrement de la porte pareil à une civière qui te portait chancelant et affamé
* * * * * * Tu étais trop fragile pour que je te saute au cou mais tu m’as dis “Bonjour!” et j’ai su que tu étais sorti d’affaire
* * * * * * Nous mangeâmes de bon appétit
* * * * * * se regardant dans les yeux
* * * * * * ceux du beurre dans le café, des tartines et le silence partout
* * * * * * Les soldats eux étaient tombés, ils gisaient de chaque côté de la fenêtre ça avait été un carnage mais la lumière ne leur avait laissé aucune chance
* * * * * * Seul toi restait debout, nourrit et orgueilleux que je raccompagnais tout de même s’allonger un moment
* * * * * * Le temps de panser tes plaies
* * * * * * Tu te tenais à moi et j’étais devenu le puissant infirmier contre lequel tu t’appuierais pour le restant de tes jours collés aux miens

* * * * * * Ce n’était qu’une guerre, le temps d’une vie
* * * * * * Et si nous devions la perdre ce ne serait pas sans combattre et la violence ne se fit pas attendre

* * * * * * De retour dans cette tranchée, nous combattîmes

* * * * * * D’abord la jeunesse, puis nos vieux jours


 

Ecrit et lu par le poète gay Alain cabello Mosnier


dimanche 21 janvier 2018, Paris

Posté par PoesiesQueer à 16:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]

jeudi 18 janvier 2018

Violé de candeur

Baptisé à l'eau de ses crachats, sous sa lune et d'autres astres plus petits encore, pour croire, ne serait-ce qu'un instant que se confondre l'un dans l'autre n'est rien de plus qu'une noyade spéculaire et factieuse dans laquelle tout un monde s'efface.

Ouvrez vos mains légères, défaites vos renfrognements, vos argentiques, vos haies vintages de graveurs illustres, de Wilhelm von Gloeden, rendez possible ce qui s'en va ne serait-ce que pour que quelque chose resta de vous.

Ailleurs ne saurait contenir aujourd'hui, ce nu
ce ventre
cette colline là-bas si vieille, les chemins des muletiers
des hommes qu'on renverse haletants et marcassins
qui s'ignorent au-delà de l’expérience
au-delà de la révolte
sous les colères de ce petit berger devenu cette laideur outrancière
ce méprit de celui qui te rejoint, regarde ta chute et ne fait rien pour te retenir malgré que tes mains soient dans les siennes.
Il veut te rompre
Et toi ne rien sauver de ces fagots d'hommes qui aspiraient le ciel dans leurs yeux
La chance venait avec le soleil et les matins oubliaient qu'il put exister des lits vides
Pour l'instant la peur n'était que passagère parce qu'on les retrouvait riant dans la cuisine, attablé dans l'épaisseur d'un petit déjeuner qui remplissait leur torses d'un venin d’acacia.
Mais un jour, ces étés se feront sans eux
Plus nulle part n'existant

Alors, la main que tu portes à ma joue n'est qu'un coucher qui s'éteint

Même en fermant les yeux je vois vos aisselles ourdries, vos génies végétaux, nos fascines lourdes, le retour des morts, la cadence du temps qui tourne autour des gnomons noirs de nous malgré le blond de nos cuirs
Sabliers ou sveltesse masculine ? Dune ou charniers ? Beauté ou oubli ?


Il y a quelqu'un ?
Répondez
Qui va là ?
Qui pour y rester ?
Nos souvenirs ont les pieds dans le sable, ils restent, quelques temps encore après que nous soyons parti avec la falaise. Dans de menus objets
Le temps passe mais le vent fera le reste
Il n'y a que nous pour nous confondre avec les oiseaux
Nous les hommes à la peau couverte de baisés
Le souffle court et la vie brève
A la sodomie intense se mélange
Comme des battements de cœurs portés à d'autres
Battu au sol, violée candeur
Heureusement qu'il existe des automne pour me retenir de mes hivers
Parce que vous savoir loin de moi fait de vous un mort par principe

Une poupée contiguë à laquelle ma bite a crevé l'oeil et toujours ce petit sourire figé sur les lèvres de là-vôtre

J'ai aimé votre bateau clair

 

acm

jeudi 18 janvier 2018

Posté par PoesiesQueer à 17:14 - Commentaires [0] - Permalien [#]

mercredi 17 janvier 2018

Qu'importe la sapience tant qu'on reste homo

Mourir c'est rester suspendu dans l'air
éteint à ses a priori
C’est être désapprit par l'absence
L'homme passe
Je suis passé
Événement d'espèce
 
acm
mercredi 17 Janvier 2018

Posté par PoesiesQueer à 13:51 - Commentaires [0] - Permalien [#]