Poésie homosexuelle

lundi 13 août 2018

Si je vous manque...

Synopsis : Poème d'adieu.

Si je vous manque...

Si je vous manque...


Si je vous manque vous n'avez
A cet instant qu'à moi penser
Mais je puis bien vous assurer
qu'à votre tristesse jamais

Je ne vous abandonnerez
A qui poème j'écrirais
Sinon qu'à mes amours laissés
A douce vie et crus fossés

Si je vous manque vous n'avez
Que poésie à écouter
Et mon doigt laissez effacer
Cette larme friponne au lai

Je n'ai point vécu esseulé
Toute vie sans à vous penser
pour vous vouloir a mon chevet
Ou qu'a ma tombe grue faisiez

A moins qu'aux parents ne vouliez
Avant que pierre fut scellée
dernière fois les saluer
Point pour moi jamais ne venez

Si je vous manque vous n'avez
Pas de longues fleurs à couper
Allez juste vous promener
Et dans les près à moi penser

Ou même ces vers réciter
Et je puis bien vous assurer
Si cette nuit me suis levé
C'est bien à vous que j'ai pensé

Je vous embrasse mes aimés
De ces quelques vers composés
Et que mes os ici posés
A d'autres doivent échapper

Ouille ça chatouille


Alain Cabello Mosnier
Lundi 25 juin 2018, Paris 6:11

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« Le grand jaguar rouge »

« Le grand jaguar rouge »

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Synopsis : poème homo-suggestive en 12 pieds
Type : poésie queer écrite et lue par Alain Cabello-Mosnier, pédé & poète français.

En ligne sur YouTube ;



Que ne manque-t-il à tes yeux, le khôl des rois

Une arcade de pierre à lazulite bleue

Le mythe et les rires des hommes d'autrefois

Qui régnaient rudement et se baignaient entre eux



La paupière fendue en ses deux kylix grecs

Dont la coupe ronde se remplissait d'amandes

Des motifs à l’affût d'impassibles fennecs

S'emparaient de vous comme les Mayas des Andes



Alignés et patients, ancestral Chac Mool

Des toltèques venaient déposer sur nos ventres

leur cœur immonde venu du soc lourd des môles

Qu'ils s'arrachaient de leur pagne écartés comme antre



Que manquait-il à ce vase de terre rouge

Qu'ils extrayaient du gré de leurs ocres fameux

Toute une liturgie des râles sur des bouges

Dressés de heaumes brillants au corps caverneux☺



Par poète queer Alain Cabello-Mosnier

le dimanche 12 août 2018 à Clermont-Ferrand

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dimanche 15 juillet 2018

La FRANCE est CHAMPIONNE DU MONDE 2018

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NOUS SOMMES CHAMPION DU MONDE même si il va nous rester pas mal de pieds de masser…
Après les footballeurs, les masseurs vont enfin pouvoir entrer en action.

Je ne suis pas fan de foot mais je suis fan de la France, fan de ce pays qui nous porte.

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samedi 14 juillet 2018

Le désert était bleu

Le désert était bleu

Et les souvenirs ronds

Sur des gens malheureux

Arpentait un griffon

 

Le désert était bleu

et pas du tout citron

Le teins plutôt cireux

Des gens par millions

 

Ils s'en allaient par deux

Beaucoup à reculons

Des larmes dans les yeux

Pour sûr qu'ils reviendront

 

Puis il y avait ceux

Sur du papier Canson

Les plus silencieux

S’effaçaient du crayon

 

Se vidaient crânes creux

Le mikado au fond

Des cercueils capiteux

capitaines sans nom

 

Les vers lui semblait vieux

Le texte pas très bon

Un autre ferait mieux

Certains vous le diront

 

A.C.M.
14 juillet 2018

 

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Massage stanifère

 

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Quand on vous masse, vous n'êtes pour nous qu'une lampe à huile magique que chaque masseur ou masseuse doit frotter pour en faire sortir le génie de la relaxation... Il émerge de la vaste étendue du dos, sort subrepticement d'un pied magnificent, d'un torse numineux et ce n'est qu'à ce moment-là que l'on sait que notre massage est réussit ou détruit par la comédie des enfers.

Oh, il ne faut pas croire, tous les massages ne sont pas bons à prendre, là aussi règne parfois la toxicité des êtres, l'infernal option des retours sans objets, sans bonheur et sans retour.
J'ai vu des massacres d'instants que la vie rendit si courts qu'ils ne purent jamais devenir d'adultes moments, fomenter leur vie de rêves, de rires, non, ils mouraient anéantis par les doigts de la guerre, sous les coups de ces mains qui s'emparent de vous jusqu'à la nausée. J'ai vu des supplices, des mourants geindre, des masseurs devenus des esclaves d'eux-même. La peau de leurs massés restait accrochée à leurs doigts dans un enfer de Dante où la torture était devenue Reine. J'ai vu des passions se consumer dans les flammes du désir, des sens habituellement employés pour faire le bien détournés rien que pour faire mal. Le bien-être officiant comme un maître de douleur.

Que j'aimerais oublier ces toiles de morts tendues comme des tableaux de Jérôme Bosh étalant leurs massages doloristes et sanguinaires. On aurait dit que de chaque fibre des lins les plus exécrables s'excrétaient des huiles infectes sur des ténèbres de regrets et de rancoeurs. Les doigts comme des pinceaux dont les ongles arrachés en charpies laissaient traîner des lambeaux de chairs pareilles à des soies désolées.
Des palettes stanifères, des mantilles de peaux crevées et mornes dont la noirceur des dentelles laissait présager des ombres plus noires que les nuits, plus ductiles que l'espoir puis cela vient et vous enveloppe désespérément comme un tégument mortuaire et chaleureux.
La lumière ne venait que de braseros allumés pour que s'enflamment des bûchers spontanés parmi lesquels je cherchais le mien, ma petite oeuvre de chagrins multiples. Des chaudrons d'huile brassée par des masseurs cupides, des gourgantines à la bouche ardente qui, à chaque pipe, arrachaient un morceau de vous. Le réconfort de leur tendresse ne durait que le temps qu'il vous fallait pour ouvrir vos gorges aux hurlements. Sang et soirs formaient la rosace d'un vitrail de catacombes avec de la terre pour soleil.

Alors bien sûr vous pouviez tenter de vous cacher dans quelque recoin de votre esprit le temps de prendre conscience que tout n'était fait que pour rendre votre chasse plus ludique aux remords qui vous hantaient, cette tangente du doute.


Le pardon n'était plus qu'un humour tardif jonché de Diables parfaits.

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Alain Cabello Mosnier
samdedi 14 juillet 2018 - Paris

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jeudi 12 juillet 2018

Ne renoncez jamais au cul d'un homme

 

27459555_2080985441917419_320833824882988019_nLes fesses seront très savoureuses cette année, elles sont fendues et ouvertes, toutes gorgées de soleil dans leur petit maillot de bain printemps-été 2018.

La Fédération des Producteurs de Culs se dit confiante et affirme comment ils gagnent en qualité d’année en année.

Pour bien choisir votre cul glissez votre doigt bien au fond, fouillez-le consciencieusement (plus il gémis plus il est mûre), puis, faites-le s'accroupir tout doucement sur votre visage de consommateur avisé, humez ses humus infâmes, ses pailles d'orpailleurs à la sélénique dérive, la fente discrète des nuits qui s'agitent comme une Afrique nocturne, spasmodique et alerte, faites-en dériver les continents, procédez aux migrations d’homo Sapience auxquelles vous êtes capable, passez de Salomon à sale homo, puis savourez, léchez-le, gavez-vous en, mourrez en son sein de victuailles légères. Bourbière de deuil, de soir crevé et de pures constances renonciatrices.

Le cul est un fruit sans retour, un crassier à la fumure d'abjections que vos lèvres devenues folles nourrissent de ses rouges. Halage en gueule et pivoines en rire. La psychiatrie du cul s'infecte de ses infirmiers accroupis, vous hurlez vos désirs éteints par ces encombrements lourds et tannés.

Riez avec lui mais sans jamais rien renier de vos exigences de poètes gourmands ou quoi que ce soit d’autres qui fut de nature à en écourter le voyage primitif, gustatif et odoriférant.

Ne renoncez jamais au cul d'un homme
à ce trou foumilifère
à cette galerie.

Ne renoncez jamais au cul d'un homme !

 

Alain Cabello Mosnier,
jeudi 12 juillet 2018
Paris

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vendredi 6 juillet 2018

Un poème latin de Karl Heinrich Ulrichs et sa traduction inédite en français.

Karl Heinrich Ulrichs
Le journaliste et juriste allemand Karl-Heinrich Ulrichs (28 août 1825, Aurich - 14 juillet 1895, L'Aquila) est considéré aujourd'hui comme un pionnier de la sexologie et un précurseur du militantisme homosexuel et des mouvements d'émancipation LGBT qui émergent en Europe au milieu du 19e siècle. 
Il lança une théorie biologique du « troisième sexe » (le terme « homosexualité » n'est pas encore forgé), théorie résumée dans l'expression « une âme de femme dans un corps d'homme ». Il est un des premiers à parler positivement et « scientifiquement » (au sens des sciences humaines) de l'attirance sexuelle entre personnes de même sexe. Les mots homosexuel et hétérosexuel n'apparaissant qu'à partir de 1869, il parle de types ou de personnalités uranien/ne et dionysien/ne.
Il publia ses études d'abord sous le pseudonyme de Numa Numantius, puis sous son vrai nom, ce qui, par la même, tend à rendre son orientation sexuelle publique. En 1866, la Prusse de Bismarck envahit et annexa le royaume de Hanovre : Ulrichs est alors accusé d'activités subversives et emprisonné. Ses écrits sont saisis. Il est ainsi considéré comme le premier homosexuel à avoir fait son « coming out ». Il finit par s'exiler en Italie.
Cupressi: Carmina in memoriam Ludovici II Regis Bavariae
Il publia en 1886 un recueil de poèmes élégiaques partiellement consacrés à la mémoire du roi Louis II de Bavière, et entièrement composés en latin. Ce recueil ne rencontra pas un grand lectorat, sans doute parce que la langue en était trop élitiste.
On comprendra aisément que Ulrich montrât de la sympathie et de la compassion pour le roi qui s'était vu privé de liberté et avait été emprisonné dans sa villa de Berg sur le Starnberger See. Il termine son 5ème poème, Villa regia Berg (La villa royale de Berg), que nous retranscrivons ci-dessous, par le vers “Caerula linter ad libertatem sic fuit unda tibi” ("Les flots te servirent de vaisseau vers la liberté") . 
Les poèmes à la mémoire du roi Louis II occupent seulement la moitié du mince volume qui ne fait que 18 pages, ils suivent la traduction de poèmes de Goethe, “Ueber allen Gipfeln ist Ruh”, et un long poème consacré à sa propre enfance en Frise orientale. Ulrichs termina la traduction de ce recueil en décembre 1886, il le fit imprimer et en expédia des copies aux librairies et aux journaux en février 1887.

Poèmes de Karl Heinrich Ulrichs traduit en français par Luc Roger

"La villa royale de Berg (Cupressi, 5)
La vague murmure en chantant, résonne et en battant les berges s'en revient aux rives incurvées avec un chant léger.
L'onde murmure "Sois en paix". "Repose-toi", sussure la vague légère.
Peut-être est-ce pour toi qu'elle verse ses doux murmures?
L'écume blanche résonnante s'insinue lentement avec des couronnes ondulantes, chantant le sommeil silencieux et la douce torpeur.
Le lac reste immobile, resplendissant depuis les cimes, teint de la couleur du ciel, cachant derrière un voile céruléen de mystérieux silences.
Une naïade toute mouillée ondoie dans le lac et chante dans l'onde fluide: "Ici se trouve la paix." Et la vague chante: "Viens! As-tu entendu? « Partons! 
Ici la porte de l'oubli du Léthé s'ouvre à ton coeur.
Ici au-dessous des eaux est la voie.  Tu as entendu.
Les flots t'ont servi de vaisseau vers la liberté."
PUIS :

Castellum Hohenschwangau est le septième poème de Cupressi. Carmina in memoriam Ludovici II regis Bavariae, un petit recueil de poèmes rédigés en latin que son auteur Karl Heinrich Ulrichs publia à Berlin en 1887 en hommage et à la mémoire de Louis II de Bavière.

Castellum Hohenschwangau.

In penetrale tuum penetrant sceptrumque paternum
Extorquent tibi, Rex, manibus. Qui sceptra gerebat,
Qui modo cinctus erat diademate, cingit eundem
Nunc vigilum sepes. Tua corda fidelia cuncta
Eripuere tibi. Quo prostravere frementem!
Nescit septa pati sentitque latentia frena.
"Jam captivus ero ? Torquent mihi sub juga collum ?
Me credunt, me, frena pati ? Docilem fore sperant ?"
Frenduit in dentes, expalluit ingemuitque.
Tunc gemitus omnes quassato pectore claudit.

"Non erit ulla mihi, non erit ulla salus ?

Traduction française par Luc Roger :

"Château de Hohenschwangau

Ils ont pénétré dans ton intimité la plus secrète et t'ont arraché le sceptre paternel des mains, ô roi.
Celui qui soutenait le royaume, celui qui était ceint du diadème est à présent emprisonné par une foule de gardiens. Ils t'ont privé de tous les coeurs qui t'avaient juré fidélité.
De quelle manière ont-ils abattu ton corps frémissant!
Il ne peut pas supporter les barrières et perçoit les chaînes cachées.
"Alors je serai prisonnier? Est-ce qu'ils forcent mon cou à passer sous le joug? Espèrent-ils que je serai docile?"
 Il claque des dents, pâlit et gémit. Et tous ces gémissements secouent sa poitrine tourmentée:
 "N'y aura-t-il  pour moi...,  n'y aura-t-il vraiment  pas de salut pour moi?"

 

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lundi 25 juin 2018

Petits peuples Banksy

Synopsis : poésie militante homosexuelle.

Petits peuples Banksy
vers en 12 pieds

Mes jours bringuebalants à l'ornière royale
S'en vont et s'enfuient tous comme partent les rats
Et des verts et des bleus et des bois de santal
Je m'en vais à jamais, et ne reviendrai pas

Les souvenirs sont des sourires mal éteints
Ils s'ourlent de sous-bois et de ciels inventés
Les guerres reviennent comme de noirs écrins
Qui préfèrent à l'or, des étains mal cotés

Les amis se défont dans les fausses communes
Sous l’œil effaré d'une mère de douleurs
Tandis que les pères invoquent mornes lunes
Semblables à des sorciers brutaux et vengeurs

Mais je sors de mon roman à la nuit venue
Pas à pas, âme vieille des renoncements
A laquelle ne reste que corps d'hommes nus
Décharnés dans la mort, des appels de vivants

(aparté de 6 pieds)
"Ici discrets amours
Se nouent dans les prisons
Des cachots pas fait pour
Échapper aux matons

Ils rendent nos peaux meubles
Aux pires violences
du haut de leurs immeubles
Des pédés qu'on balance"

Un jour des graffitis se peignent sur les murs
Des messages de paix petits peuples Banksy
Naissent d'une catharsis du sang des peintures
Cherchant dans l'arc en ciel la raison du mépris

Les traités de paix valsent, grandes girandoles
Ils lâchent leurs docteurs jekyll et misters hyde
Et se lancent dans ces nouvelles farandoles
Plus folles que ne le fut aucune gay pride

Le pédé-nouveau couvert d'une toison d'or
Émerge d'une psychédélique drag queen
toujours mieux qu'un Moloch au ventre d'athanor
Qu'allume un Erdoğan fardé qu'attise Poutine

Avec le droit c'est le retour des croquembouches
corbeilles de fleurs, portiques et patios
il faut tout oublier même avec qui ils couchent
plésiomorphe* dextrarum iunctio*

 

Par Alain Cabello Mosnier
Lundi 25 juin 2018, Paris

(* plésiomorphe = ancestral)
(* dextrarum iunctio = mano à mano sacerdotale)

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dimanche 24 juin 2018

D’ailleurs

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Poésie lue sur Youtube,

  1. .
  • Amensal n'est pas amant sale
    Mais âme en salle est Amensal

Viens boire à mon verre
Et en amont, boire à mes vers

J’aime la somptuosité de vos corbeaux
Gracieuses zézettes
Ces formes concrètes de suspensions vertigineuses
Des balanciers débiles, des arroseurs de modèles à genoux
Des poires en noires formes
Des gousses d’outrances
Des espérances sans retours
Je me faufile dans l’erreur de ces jardins
Je m’y enfuit tout en y restant toujours
Je reste plaqué au cul du vivant et de ses zanni d'aigreurs

Offres-moi tes constituants charnels
Posés sur et en moi
Tu as les yeux d'un cognac brun au fond d'un grand verre de prudence

Danses, danses pour moi
Montres-moi ces dents heureuses
Ces cris d’escomptes sur les chagrins à venir
Et s’ils ne devaient pas venir
C’est bien alors la preuve que tu seras mort trop tôt
Comme quoi, la mort fait partie de la vie puisqu'elle la termine
mais elle l’enchante aussi.

Des danseurs noirs comme des bambous dont les feuilles sont des lèvres offertes au vent et au soleil de l'espoir.
Voilà ce que tu es jeunesse impudente dont je ne fait que railler les infinis


Je lui ai dis qu'il était bon à enfermer, alors que je voulais lui dire qu'il était beau à enfermer. Même cruel je l'aurais aimé.
Même absent je l’aurai attendu
D’ailleurs, n’est-ce pas ce que je viens de faire ?
Une vie pour rien, une vie pour toi
à t’imaginer me faisant sentir la lavande au bout de tes doigts
A caresser ici la rose ou là l'orgueil
A baiser ta main comme on attend un passé
Et rire pour toi comme un fond marin

Regardes-moi en mes états de poussière
Parfaitement anéanti
On a du mal à imaginer que ça ait pu écrire
Tu sais ce que disait Nicolas Andry en 1741 des culs ?
“Deux demis sphères médiocrement espacées”
A ces médiocres espaces ce que j’aurais pu respirer
Bouffer vos genêts
vos sages pâmoisons de borniers
Caresser vos trous en creusant le-mien
En tout cas, ce qui m’a enchanté
C’est que même même mort mes amis, nous ne puerons jamais autant qu’eux.
Oh mes salops, que de décès dans la fente de vos jours
Carabin éversifs au trou harpé et gras par-dessus le marché
Ces glaçures de lochies conculquées de baisés

Le souvenir de vos laines me tiendra chaud jusqu’à la fin des temps

Adieu mystérieux singes, gens de partout.
Adieu langues
Bourses coalescentes
Baisés profonds aux abysses de triton
Herbes mouillées, ascidies de buveurs
tuniciers de fins de soirée que l'on décalottait sous une porte cochère à Paris
Adieu gravières, adieu Tuileries où il y eu plus de pipes que de rats
Adieu gens des nus
Si vrai l'homme que faux jamais ne sera autrement que relais d'amour

24/0/18

 

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samedi 16 juin 2018

Je suis un mythe, une reine rouge

Poème-vidéo-lu sur Youtube.

Je ne suis pas qu'un masseur, je suis un mythe, une reine rouge qui bouge en vous.
Je navigue le long de vos côtes, de vos flans,
je visite ce qu'il y a de meilleur en vous, de plus nu et je vous apprends ce qu'il y a d'antique dans vos colonnes aux chapiteaux de vertèbres !

Vos peaux sont mes voiles de voyages, mes mains, vos cales de voyageurs, capitaine de vos espérances.
A chaque massage je prends la mer.

Je suis un vitrail de toute chose, une dispersion méthodique de la lumière, bah ! il fallait bien faire quelque chose de sa vie, alors j'en ai fais une négligence, un retour douteux dans un maelstrom de talents et de renoncements. Vous voulez tous un massage

n'est-ce pas, mais,
ne vous êtes vous jamais demandé ce que le massage pouvait bien vouloir de vous en retour ?
Certes, vous lui offrez votre dos, votre nuque mais ce n'est jamais que pour attendre quelque chose de lui.
Mais vous, qu'avez-vous à lui offrir plus gratuit qu'une attente, plus généreux qu'un résultat ?
Que possédez-vous qui soit digne de ses millions d'années d'évolution ?

Des chagrins d'huiles, des océans de tristesses tissés depuis la nuit des temps par ces ombres à la langue arrachée dont les doigts nouent au tapis de votre peau l'espoir d'une paix éternelle que le massage rendrait sublime et longue, longue au fil du temps. Elle s'étire depuis des siècles dans la noirceur de vains outrages. La matrice tégumentaire de la folie aux yeux clos et splendides. Là-dessous règne le tombeau des jours qui se referment sur nos nuits d'émetteurs.

Nos paupières plus lourdes que ces cailloux jetés là pour marquer notre présence. ...et rire encore et partout, éteindre aussi, parfois, des paroles trop hâtives. Les morts ont raison par absence Je me demande où je me tiendrait en ce moment si j'étais vivant ? Vous qui me lisez vous l'êtes mais moi qui l'ai écrit, le suis-je encore ?

Bien sûr que non mais faisons comme si. Vous là vous me lisez mais moi que ferais-je en ce moment ? Serais-je déjà à la veille de me faire poignarder par un toxicomane dans un parc de Londres ? Serais-je en train de me donner la mort moi-même par désespoir ou me préparerais-je à partir en vacances ? Les pieds dans l'eau, les mains dans le sable, immobile sur une serviette Voilà bien quelque chose qui ressemble furieusement à un entraînement

Alain Cabello Mosnier
Samedi 16 juin 2018

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