Poésie homosexuelle

samedi 14 octobre 2017

BARON Wilhelm von Gloeden

Le baron Wilhelm von Gloeden, né le 16 septembre 1856 à Wismar et mort le 16 février 1931 à Taormine, est un photographe allemand et un des plus grands photographes de nus masculins. Il est aussi l'un des pionniers de la photographie de plein air.

Wilhelm von Gloeden - Wikipédia

Après avoir étudié l'histoire de l'art à Rostock, il suit une formation de peintre. En 1878, pour soigner sa tuberculose, le baron von Gloeden se rend, sur le conseil de son médecin, à Taormine en Sicile. Le peintre Otto Geleng, qui vit déjà à Taormina, lui a parlé de ce lieu paradisiaque.

https://fr.wikipedia.org

Gloeden,_Wilhelm_von_(1856-1931)_-_n

Après avoir étudié l'histoire de l'art à Rostock, il suit une formation de peintre. En 1878, pour soigner sa tuberculose, le baron von Gloeden se rend, sur le conseil de son médecin, à Taormine en Sicile. Le peintre Otto Geleng, qui vit déjà à Taormina, lui a parlé de ce lieu paradisiaque. Émerveillé par les paysages siciliens, mais surtout par la beauté sauvage et antique des jeunes paysans et pêcheurs de Taormina, Gloeden s'initie à la photographie, aidé aussi bien par les photographes locaux que par son cousin Wilhelm von (ou Guglielmo) Plüschow qui vit à Naples et qui est, lui aussi, fasciné par le charme des jeunes Italiens du sud.

Gloeden,_Wilhelm_von_(1856-1931)_-_n

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Puisque c'est comme ça… (Chanson gay)

Le Grand Orchestre du Splendid - Puisque c'est comme ça… (officiel)

Moi, je suis jeune et beau
Je danse le mambo
Moi, je suis jeune et gay
Je danse le merengue

Aldo, j'en ai plein l' dos
Tu as vu l'heure qu'il est ?
C'est pas bientôt fini
Cette surprise-party ?

Fous-moi la paix
Je danse le mambo avec Pedro
Je danse le cha-cha avec Sacha

Aldo, j'en ai plein l' dos
Demain, je me lève tôt

Fous-moi la paix
Moi, je suis jeune et beau
Je danse le mambo
Toi, t'es qu'une vieille peau
T'as qu'à danser l' tango

Retire c' que tu viens d' dire
Ou tu vas t'en repentir

Fous-moi la paix {x2}
Tu me casses les bonbons

{Refrain, x2}
Puisque c'est comme ça
Je retourne chez maman
Puisque c'est comme ça

J'en ai rien à foutre
Casse-toi, tu me broutes
Avec toutes tes moumoutes
Et ton vieux chihuahua plein d' croûtes

{au Refrain}

Moi, je suis jeune et beau
Je danse le mambo
Moi, je suis jeune et gay
Je danse le merengue

Aldo, qu'est-ce vous faites dans mon dos ?
Ben, vas-y, te gêne pas
Si tu crois qu' vous vois pas
Faire vos frottis-frottas

Fous-moi la paix
Je danse le cha-cha avec Sacha
Et puis la guaracha toujours avec Sacha

On n' danse pas le cha-cha
En se collant comme ça

Fous-moi la paix
Nous on est jeunes et beaux
On danse le mambo
Toi, tu cliques des chaussettes
T'as qu'à faire des claquettes

Aldo, t'as dit l' mot d' trop
Les chaussettes, ça c'est trop

- Fous-moi la paix
- Méchante !
- Fous-moi la paix
- Barbare !
- Tu me casses les bonbons

{au Refrain}

J'en ai rien à foutre
Casse-toi, tu me broutes
Avec toutes tes moumoutes
Et ton vieux chihuahua plein d' croûtes

{au Refrain}

Aldo, tu n'es plus mon prince charmant
Et moi, je ne suis plus ta Belle au bois dormant

{au Refrain}

Comme un enfant gâté
Qui brise tous ses jouets
Tu as brisé le cœur
De ta poupée qui pleure

- Tu te tais ou j' te tape ! {x3}
- Et ben, tape, tapette !
- Tu te tais ou j' te tape !
- T'es même pas cap'
- Tu te tais ou j' te tape
- Non !
- Tu te tais ou j' te tape
- Non !
- Tu te tais ou j' te tape
- Non !
- Tiens, paf ! Celle-là, tu l'as pas volée !
- Il m'a frappé, la petite frappe, il m'a frappé !

{au Refrain,x2}

J'en ai rien à foutre
Casse-toi, tu me broutes
Avec toutes tes moumoutes
Et ton vieux chihuahua plein d' croûtes

{au Refrain}

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jeudi 5 octobre 2017

Sous le soc... de Jacques Prévert

Lu par le poète queer Alain Cabello Mosnier, le samedi 29 avril 2017, Paris.
Poème homosexuel, long (2:18)

Sous le soc... de Jacques Prévert


Texte intégral de : Sous le soc...

Sous le soc de ton doux regard d'acier
mon cœur a remué
et dans cette terre labourée
la fleur de l'adieu s'est mise à crier
Aujourd'hui
dans la même ville
la ville où nous nous sommes quittés
je suis le seul à voir ta statue
place de la
Disparition
Déjà des milliers de jours ont passé
depuis le dernier jour où je t'ai embrassée
et parfois je me regarde dans la glace
sans avoir le courage de me raser
Et ça tombe toujours un lundi
le lundi les coiffeurs sont fermés
et je m'ennuie
Alors j'ouvre la fenêtre
et je t'appelle

et tu es là

avec un rasoir d'or et un blaireau d'argent
et la grande baignoire de ton dernier amant
dans sa quarante chevaux du tonnerre et du vent
Je te rejoins
et je me rase comme aucun prince ne s'est jamais rasé
et je me baigne à cent cinquante à l'heure
comme personne au monde
sauf ceux à qui pareille chose déjà est arrivée
ne s'est jamais baigné
Je ne te demande même pas où nous allons
et ce n'est pas par discrétion
mais parce que je sais bien
que tu n'en sais rien
Et comme toujours tu me poses des devinettes
tu me demandes quel jour la mort est née
ou si la vie un jour doit mourir tout à fait
tu me demandes pourquoi je ris
et comment nous nous sommes quittés
Un homme à particule est assis au volant

c'est à lui la voiture
il ne sait pas qui au juste est dedans
Et moi mes mains pleines de savon je les lui plaque sur les yeux
Coucou qui est là
Et la voiture fait un tel bond que...
Mais il y aura toujours un trou dans la muraille de l'hiver pour revoir le plus bel été

Dans la ferraille tordue brisée le sang giclé
un feu de joie a éclaté
Et sans qu'on les appelle
les souvenirs heureux viennent répondre présent

et reprendre leur place au coin du feu vivant

Le temps ne sait pas l'heure l'heure ne dit pas le temps

Un jour un éclair de chaleur tous les deux nous a traversés heureuse cicatrice du bonheur qui pourrait jamais l'effacer.

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On ne peut tomber plus bas (Quatrain sur la mort)

Vers épitaphe écrit & lu par Alain Cabello Mosnier
dimanche 19 janvier 2014 : "On ne peut tomber plus bas." Durée (20s).
Synopsis : épitaphe su

On ne peut tomber plus bas

r la mort que je verrais bien écrite sur ma tombe, si tombe j'ai un jour.

L'on ne peut tomber plus bas
Que tombes gisant ici-bas
Sous la pierre femmes ou cloportes
Gît la vie que la mort emporte

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Tout éteint, (homo-érotique)

Écrit et lu par le poète queer Alain Cabello Mosnier le mardi 28 mars 2017 (jeu de mots). Poème court, durée (16s). Poème homo-érotique mixte.

Tout éteint, par Alain Cabello mardi 28 mars 2017


Texte intégral : Tout éteint

Songez que tout éteint
tout est teint
et que tout tétin
parait tout étain.

Alain Cabello
mardi 28 mars 2017, Paris

Poètes en clandestinité, par Alain Cabello Mosnier, le 29 mars 2017

Poème court (34s)
Écrit & lu par Alain Cabello Mosnier, le 29 mars 2017, à Paris.
Synopsis : Poème sur la mort.

Poètes en clandestinité, par Alain Cabello Mosnier, le 29 mars 2017


Texte intégral de : Poètes en clandestinité

Au refrain des courtes solitudes
Je passe, je cours et je m’en vais
Chercher d’autres béatitudes
De celles que personne n’a trouvé

J’aurai été nombreux à traverser vos siècles
Poètes en clandestinité
Voler des mots à l’éventaire des pavés
J’aurai été nombreux à traverser vos siècles
Plus rares seront ceux qui pourront les trouver

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Sous le soleil de la parole de Jean Sénac (Homosexualité algérienne)

Ce poème est sous l'égide de (Homosexualité algérienne)

Sous le soleil de la parole de Jean Sénac (Homosexualité algérienne)


Je le lis à l'intention toute particulière du 44eme anniversaire de l'assassinat du poète Jean Sénac le 30 août 1973 à Alger à l'âge de 46 ans.
J'aime bien ce mixte homosexuel, chrétien, socialiste, libertaire, algérien il reste pourtant relativement peu connu dans le Panthéon de nos poètes homo-fréquencés, peut-être parce qu'il a fait le choix de l'Algérie et puis aussi parce les homos comme les autres préfèrent les arts visuels, au pire la littérature pourtant je vous assure que la poésie ça sent aussi le cul.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_S%C3%A9nac_(po%C3%A8te)

Texte intégral : Sous le soleil de la parole de Jean Sénac 1926-1973
À Jean Cayrol

Les mots roulent dans la chair
comme des galets bien ronds
comme des cris polis
une langue de fond
Tes mots sont des mots sans phrases
qui savent jouer à vivre

La mort a coupé le pain
dès qu'il EST entre nos dents
sur les lignes de la main
les arbres tremblent d'oiseaux

Cœur plumier de l'arbre en fête
trait dans le cahier de ciel
les plus sages ont triché

Et maintenant je te parle
comme celui que l'on sait
ma mère une serpillière
le journal un oignon cru
sur ses lèvres la lumière
et mille saveurs sans goût

Et dans ses cheveux l'oiseau
qui fait son lit de misère
et le soleil qui tricote
un linceul de soie passée

Tes mots sont des mots de sang
pour la mère et pour l'enfant

Les mots droits qui se faufilent
entre les feuilles les mains
les mots proches éclatés
dans la gorge avant le cœur

Moi je les connais tes mots
lorsqu'on les fait trop parler
ils ont des sueurs d'homme.


Jean Sénac, assassiné en 1973.
Lu par le poète queer Alain Cabello Mosnier le samedi 26 août 2017

A toi Jean

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Cul marron de nègre - poème homo-trash

Écrit Par le poète et masseur queer homo-fréquencé Alain Cabello Mosnier de Paris.
Jeudi 14 septembre 2017 et lu le 16 sep. 2017

Cul marron de nègre - poème homo-trash



Texte intégral de : Cul marron de nègre

PS : Les homos que nous sommes sont aussi les "nègres du sexe" façon Aimé Césaire ou le poète noir et homo-fréquencé James Baldwin. Ce n'est pas un terme péjoratif mais un retournement sémiologique de lutte, gay versus noir.

Cul marron de nègre
Cul marron de merde
Cul marron de maître

merde-nègre
merde-pègre
crépue au galbe calamistré
ampoule molle
et toi
raide comme un Peul & noir pareil à lui
tous ses par trop de ciels menaçants au-dessus de mon visage
ces nefs d'expressions qui te léchaient la lune
tes lunes qui jamais n'étaient les mêmes
ce que j'ai pu aimer ces nuits sans étoiles
ces astres crevés jusqu'à la déchirure

lunes qu'on appréhende
de celles qu'il faut bien respirer juste pour savoir comment ça sent
parce que si c'est beaucoup ça fait peur
une subordination par la terreur
puis profondes lunes qu'on nettoie
lunes qui isolent infernalement
lunes
qui presque toutes diffament

je deviens la vermine de tes puanteurs aux baies noires
ainsi je connais de toi le seul parfum qui vaille pour un homme
celui que tous ignorent,
celui de ton trou de basilic

Cul marron de nègre
Cul marron de merde
Cul marron de maître

ton prénom contient l’anagramme de ton cul
ton cul l’anagramme de ton prénom
anagramme de mes détestations feintes
de mes destinations furieuses

mon visage blanc est le Moaï de tes infernales îles de Pâques
Ô fils des Parques
qui me baise et qui me parque
dans sa fendue fente nue et dark

Quand tu te glisses dans mon lit
Tu es la nuit qui s'y installe le temps de tes mépris venus

avec force salope
le temps de ces sexismes récurrents
que toute pornographie rend destinatoire
par nécessité contrainte et ordinaire à toute inexistence
un décor théâtral pour une obéissance reconnaissante

et le nègre de toi
désormais devenu
promu en rute écartelé par nos perversions
le temps là aussi d'un sexo-racisme aux candeurs d’abbatiales
haineux-d'amour qui ne déteste que ton éloignement
observateur et varié de tes flores de nuit
qui me fait sombrer sous ta peau
pour n'en jamais remonter

esclave de lait assigné aux relents de tes aisselles talentueuses que tu aimais ordonner que je te lèche
et moi bien sûr, débile en ces constances qui me contaminais la bouche de tes industries baiseuses
exercions de Bosch
lixiviats thanatiques qui coulaient de nos morts sans passions


chacune de tes fesses
n'est rien d'autre que le rocher de mes funérailles
des ordures que tu y laisses et des mets que j'y trouve, et des offrandes que j'y fais, et des prières que je lance
à tes cieux poisseux et puants de contretemps accroupis

Cul marron de nègre
Cul marron de merde
Cul marron de maître

pourritures cémétériales, anse cryptique, curation à l'oignon forcé et exoré, locus d’infamie
je me nourri des endoréismes de tes aisselles
J'ai besoin de tes eaux mortes
de ces acidités cupides et vicieuses
De tes poids brutaux de négrier, de tes sexismes masculins et de mes a priori de blancs

Jusqu'à ce que tu ne reviennes plus et qu'il ne me reste que l'ombre de ton souvenir dont le corps avait la couleur
dont la couleur avait un corps constellé de fontaines qui sourdaient de ses partouts
tu es colonnes et robinets

Je suis bassins et bondes sur lequel se répandent tes eaux avant qu'elles ne disparaissent en mes entrailles

mon corps sur le tien
que tu aimais trouver échoué
avant de le repousser dans la mer de tes bas-ventres
accroché suppliant au bois-flotté de ton sexe

Porte-faix de tes charges de couilles
Bézoard testiculaire pour lesquels tu me demandais si ça sentait bon ?
Bien sûr, bien sûr que ces effluves faisaient
leurs tristes effets
de ton pubis prélé
brouté mais sans braies
plus tes cuisses s'ouvraient
plus tes noirs s'ambraient

Fouetté par ta bite
Puis retourné et hop
hop de ton cul passe au mien
Moi dessous mais toi au fond
pour un jet sans bavure
qui de toujours bouche ou cul
se dégotait un trou mal-fichu
la glisseuse et toute chaude chose coulait répandue de partout
et moi qui m'empressais de tout conserver comme un enfant détenteur d'un secret

Tu pourrais m'ensevelir sous des rochers de merde
des ventres de toi
des urines hauturières
même vivant j'y consentirai mourir

Cul marron de nègre
Cul marron de merde
Cul marron de maître

Je suis la page
Tu es la reliure
je suis sans âge
et tu es l'écriture
demi-chagrin et plein bonheur
sur le marché aux esclaves de notre érotisme
rangé en collection serrée
nourri aux mensonges de ces littératures
de romans de gares qui s'égarent
dans les bras d'un voyageur de la vie
qui aura baisé et qu'on oubli


Postscriptum : il est important de retenir pour l'histoire
que contre mon bureau il me baisa aussi tout pareillement

Cul marron de nègre
Par le poète queer homo-fréquencé Alain Cabello Mosnier
Jeudi 14 septembre 2017
Paris